Vous vous souvenez de la dernière fois ? J’avais fait Bordeaux-Agen à vélo et je pensais m’arrêter là.

Agen, m’a fait du bien ! Du coup, j’ai décidé de continuer jusqu’à Toulouse pour découvrir les nouvelles surprises que me réserve ce beau séjour ! 🌞

Comme tu sais, ma visite m’a amené vers le fameux pont-canal depuis lequel j’ai pu profiter d’une superbe vue sur le pays agenais le long du Canal latéral à la Garonne. Aux pieds de cet ouvrage, je suis allé me restaurer au Café Vélo, lieu original et convivial où j’ai retrouvé d’autres cyclo-voyageurs. On s’est échangé des bons tuyaux ! Le bâtiment a été construit sur le site de l’ancienne usine de l’eau de la ville, c’est assez remarquable quand même…

 

Je sais qu’il y a le superbe musée des beaux-arts d’Agen, où l’on peut admirer la Venus du Mas d’Agenais. Mais, j’ai préféré tirer profit de la fraicheur de la cathédrale de Saint-Caprais (Vème siècle) et découvrir la richesse architecturale de la ville avec ses magnifiques maisons à colombages, typiques de la période médiévale.

Attention, info pruneau ! 🍬

Agen est mondialement connu pour sa production de pruneaux qui avoisine les 45 000 tonnes.

Connu depuis l’Antiquité, la prune s’est répandue tout autour de la Méditerranée jusqu’en pays Agenais. Mais, c’est aux Romains, qui ont importé la technique de séchage de la prune, que l’on doit le pruneau !

Il possède une haute valeur nutritionnelle et est réputé pour ces vertus diététiques et médicales. Énergétique, riche en fibres, minéraux et vitamines, il est en plus facile à stocker ! Il se conserve longtemps pour les besoins alimentaires des mauvaises saisons comme pour les longs voyages en caravanes ou sur mer. Il a ainsi été un aliment essentiel pour la survie des marins en leur évitant la maladie du scorbut.

Auvillar

A seulement 5 petit km de Valence d’Agen, je me suis offert une rapide échappée dans l’un des plus beaux villages de France : Auvillar. J’ai succombé au charme de cette bastide perché sur les hauteurs de la Garonne. Ancien port fluvial, ce village s’est développé autour du commerce des céréales, de la faïence et de la plume d’oie, destinée à l’écriture. 🤩

A voir absolument : la halle circulaire où autrefois l’on commerçait le grain. On y retrouve d’ailleurs en son centre les mesures directement taillées dans la pierre. Les constructions alliant briques et colombages, la magistrale Horloge mais aussi cette fameuse halle donnent à ce village beaucoup de caractère. J’ai adoré y flâner.

Moissac

Je ne devais manquer sous aucun prétexte : l’abbaye Saint-Pierre de Moissac ! Elle doit sa renommée à son cloître et à son portail magistral qui lui ont valu d’être classé au patrimoine mondiale de l’Unesco. Sa construction remonterait au VIIème siècle, rien que ça !

Je me suis faufilé dans le cloître et j’ai pris le temps de découvrir les 76 chapiteaux d’exception, qui font de ce monument le plus ancien cloître historié du monde : les scènes des trois temps de l’Église (Ancien Testament, Nouveau Testament et vie des premiers martyrs) sont représentées sur les 4 faces des chapiteaux. Les férus d’histoire seront servis.

Après cette halte, j’ai eu le courage et les jambes de grimper au point de vue de la Vierge ! C’était un peu dur, mais ça en valait la peine ! A 143 mètres de hauteur, la ville surplombe toute la vallée du Tarn et avec le beau temps que j’ai eu, j’ai pu même admirer les Pyrénées. Quelle chance !

A la sortie de Moissac, il y avait encore un autre lieu emblématique ! Décidemment, je ne sais plus où donner de la tête : j’en perds les pédales ! 😏

Le pont-canal du Cacor, c’est le canal de Garonne qui enjambe le Tarn (pas le département, la rivière !) 😊. Ce pont majestueu aux 15 arches de briques toulousaines et de pierre blanche du Quercy, est l’un des trois plus grands pont-canal de France. Long de 356 m, il a fallu que je trouve le bon angle pour le faire rentrer dans ma photo ! 📸

Mon autre p'tit conseil

Pour les privilégiés du mois de septembre, dégustez la spécialité locale : le raisin chasselas.
Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) depuis 1971, le chasselas de Moissac a été le premier fruit frais à bénéficier de cette reconnaissance. Ce raisin de table est une spécialité locale depuis le XVIIIème siècle. Sa production exige un savoir-faire particulier, transmis par des générations de chasselatiers : il constitue un patrimoine immatériel unique. Sa grappe souple, son grain sphérique, doré et gorgé de soleil, sa peau fine, son jus à l’arôme mielleux qui éclate en bouche à la dégustation font toute la délicatesse de ce produit… Bon, j’arrête d’en faire trop, mais j’aime tellement ça ! 🤤

Castelsarrasin, la révolutionnaire

Plus que tout autre ville de la région, Castelsarrasin adhéra à la Révolution française. Et, ça se fait bien ressentir au niveau des noms de rues : Probité, Amitié, Constance, Modération, Liberté, Égalité… J’ai apprécié ma petite pause ombragée au port de plaisance Jacques-Yves-Cousteau avant de poursuivre vers ….

Montech et sa pente d’eau ! Quèsaco ?

Dans les années 1970, ils ont inventé un drôle d’ascenseur à bateaux pour éviter d’utiliser les cinq écluses et ainsi gagner du temps (près de 45min quand même). Ces écluses très rapprochées ont été conservées pour le passage des bateaux de plaisance. Quelle originalité !

Réservée aux bateaux de 30 à 40m, son fonctionnement est basé sur un système utilisant le même principe que celui du bulldozer ! Sauf qu’au lieu de pousser de la terre, l’ouvrage déplace un volume d’eau sur lequel se trouve le bateau. Astucieux, non ? Il faut quand même 2 sortes de tracteurs de 1000 chevaux pour pousser tout ça !

Et si je m’échappais vers Montauban ?

Difficile de passer si près, sans faire un détour. Je sais, je suis curieux ! Mais, ça sert à ça les vacances, pas vrai !? En plus, la piste du Canal de Montech qui y mène s’avère aussi agréable que facile par son environnement bucolique. Son revêtement bitumé puis chemin de terre ou de gravier est largement praticable.

En arrivant, je ne m’attendais pas à ça… Cette cité offre une prodigieuse richesse historique, culturelle et architecturale qui lui vaut d’être classée ville d’Art et d’Histoire. J’ai aimé me balader dans cette ville bien rose et particulièrement le Pont-Vieux et la place Nationale (ici en photo). D’autres constructions anciennes valent la peine d’être visité comme l’église Saint-Jacques et l’ancien château comtal devenu aujourd’hui le musée Ingres (artiste locale mais de renommée internationale !).

Pour la p’tite info, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) légua au musée la plus grandes parties de ses œuvres et c’est à lui que l’on doit l’expression « violon d’Ingres ». Érudit de violon, il pratiquait cet instrument comme « hobby » dans l’orchestre de Toulouse en tant que second violon.

Ma dernière étape est à Grisolles où je vais passer la nuit. J’arrive bientôt à Toulouse. Après tout ce que j’ai parcouru ; 28km c’est easy ! Je me rappelle ainsi que je suis sur la dernière ligne droite. Mais voilà, j’ai un peu sommeil… alors je vous raconterai prochainement (4/4) mon arrivée triomphale dans la magnifique ville rose ! (Je sens que je vais être fier de moi…).

Article publié le 1er mars 2020 par Anaïs SA

Pour toute question :

05 61 71 00 55

Véloccitane – Maison du Vélo Toulouse

12 Boulevard Bonrepos, 31000 Toulouse

 

 

contact(a)maisonduvelotoulouse.com

Demande de rappel

.

Ils parlent de nous

sur Trip Advisor

Suivez-nous

Inscrivez-vous à notre newsletter

.

Pour demander la modification ou l’effacement de vos données personnelles cliquez ICI